Hot Fuzz

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Cornetto Trilogy 2/3

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Si certains se préparent pour l’apocalypse zombie, d’autres deviennent flics pour faire joujou avec les armes à feu… Si vous avez raté votre vocation, pas de panique ! Nicholas Angel, pendant 2h, vous dévoile tout les secrets du métier : Fonctionnaire de police londonien, exemple parfait du work-alcoholic, Nicholas est même trop doué au goût de ses supérieurs. Muté en pleine campagne, il découvre une ville où le taux de criminalité est de 0 %. Mais lorsqu’un meurtre est produit dans la ville parfaite de Stanford, il réalise qu’il est le seul agent capable de résoudre correctement cette affaire même si on le lui interdit…

Deuxième volet de la Cornetto Trilogy par Edgar Wright et Simon Pegg – que je ne vous présente plus -, Hot Fuzz détourne les codes du film d’action et du genre policier avec amour et bienveillance, sans jamais tomber dans le ridicule. C’est un hommage aux films des années 80 et 90 rien que dans le titre, à savoir deux mots qui ne disent rien de l’histoire. On y retrouve les deux caractéristiques de la trilogie : Les Glaces, même si cela implique de devoir les manger pendant le service, et le sang ! Oui oui, du sang, on est toujours dans le registre parodique !

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Nicholas (Simon Pegg) et son équipier Danny (Nick Frost) sont des professionnels, promis juré.

Hot Fuzz, comme Shaun Of The Dead avant lui, est représenté par une glace de la marque Cornetto, celle à l’emballage bleu. Pourquoi bleu ? Parce que c’est la couleur de la police, tiens ! Et on ira pas plus loin. L’ambiance du film est plus froide, et le bleu est caché dans les décors (je pense au supermarché de Stanford ou à la station service qui vend des films d’actions sur un présentoir bleu). Encore une fois, les codes et les clichés des films d’action hollywoodiens sont utilisés avec brio : poursuite en voiture, tirer avec deux guns en même temps, sauter en tirant, des glissades, défoncer les portes… Mention spéciale aux blagues de flics dignes des Experts et au port de lunettes de soleil !

On ne change pas une équipe qui gagne, le duo Pegg-Frost fonctionne à merveille. C’est avec plaisir qu’on remarque des petites références à Shaun Of The Dead et à d’autres films cultes comme Matrix (répliques, le surnom « Agent 777 » au lieu de « 007 », plans/situations similaires…). Le film repose beaucoup sur un effet de miroir, que ce soit dans sa réalisation ou dans la construction des blagues. Le comique de répétition n’est jamais lourd, c’est toujours drôle et immédiat : on devine la blague que le film l’a déjà faite ! On retrouve aussi le même outil scénaristique que dans le premier film : Un personnage dit quelque chose qui se réalise la scène suivante, raccord simple mais tordant. Le style de montage ne change pas non plus, il est rapide et axé sur le cut, tout s’enchaîne à une vitesse folle.

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Nicholas (Simon Pegg) et ses collègues sont les anges gardiens de Stanford.

Alors, la question que tout le monde se pose, meilleur ou moins bon que Shaun Of The Dead ? L’humour est beaucoup plus poussé dans Hot Fuzz, on le ressent dès le premier visionnage. Ce volet ne souffre pas des quelques défauts de son prédécesseur, et il est sûr de dire que la parodie policière est généralement plus appréciée par le public. Au final, Edgar Wright continue dans sa lancée, et il nous offre un excellent film. Certains se moqueront du plot twist, pourtant c’est la simplicité du film qui en fait sa force, il n’en est pas moins stupide ! Au contraire, regardez bien, tout les indices se présentent à vous dès le début… Inutile de préciser qu’un deuxième visionnage rend le film encore plus divertissant.

La Cornetto Trilogy vaut vraiment le détour, et ce serait dommage de rater un opus ! Chaque film a beau être indépendant, c’est une œuvre totale qui ne prends sens qu’avec les trois films. Je vous retrouve donc bientôt pour un prochain et dernier article sur cette trilogie avec The World’s End ! (Le Dernier Pub avant la Fin du Monde pour nous autres petits français).

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Emilie Barraud

La procrastination personnifiée.

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