Alternatives au système éducatif: l’école et l’amour?

Vous aimez ? Partagez !

Du 23 au 25 septembre 2016 se tenait le “Festival pour l’école de la vie” au centre de Montpellier, 3 jours durant lesquels ont été abordées des questions de sociétés, essentiellement par le biais de l’éducation des enfants. Plus de 6000 visiteurs y ont participé, 150 ateliers s’y tenaient, et 26 conférences étaient au programme, ayant ouvert la réflexion autour d’activités ludiques et diverses. affiche_festival_ecole_de_la_vie-1-212x3002x

                                                Cet événement rappelle l’émergence des systèmes éducatifs alternatifs (Montessori, Steiner, Freinet, etc…): chacun concerne le mode de vie et surtout, l’éducation, un des pôles importants en vue de l’amélioration et du maintient d’une société meilleure. Pour viser une harmonie, un équilibre, une paix à l’échelle de la société, il est bon de
reconsidérer la place de l’individu au sein de celle-ci. En effet, la société actuelle prône un modèle individualiste et égoïste, où concurrence et compétition sont les maîtres mots. On pourrait parler de “sélection artificielle”: ceux qui le peuvent, avancent, tant pis pour les plus faibles. C’est ainsi que 25% des élèves entrent au collège avec des lacunes, plus ou moins lourdes.

14222368_1634337416896765_6170278958737524739_n-1“Il est interdit de se tromper”

                 On peut dire que le système éducatif français se caractérise par sa sévérité, son interdiction à l’erreur, sa quantification (notes, classement, etc…). De cette manière, on aboutit donc, et ce peu importe la section, à des élèves qui décrochent, frustrés, déçus, ayant perdu toute confiance en eux, au sein de l’école, comme dans la vie privée. Reconsidérer la place de l’individu au sein de la société commence donc par reconsidérer celui-ci en tant qu’être humain, ayant une identité et un rapport au monde propre. Cela ne veut pas dire, que chacun d’entre nous doit rester dans un rapport de distinction, discrimination ou d’opposition les uns par rapport aux autres, et à l’extrême inverse, nous ne devons pas être considérés comme simple composant d’une masse. Simplement, il est donc important de reconnaître l’unicité de chacun, car il est nécessaire d’accorder de l’importance à quelque chose d’essentiel mais encore inhabituel, le développement personnel.

L’école nous apprend-elle à nous aimer ? 

                                                                      Nous aimer nous-même, et à aimer les autres ? Pour ce qui est de l’amour propre et de l’estime de soi, aucune matière intitulée ainsi ne figure sur les emploies du temps des élèves. Dans l’avis général, cette part se fait dans l’éducation à la maison, ou dans les activités hors scolaire. Elle se fait en vérité sans interruption, et donc, aussi à l’école, qui est en grande partie un lieu de conditionnement. Tenant un rôle important dans la construction de l’élève, l’éducation nationale ne doit pas se sentir exempte d’éduquer les jeunes et moins jeunes élèves à l’estime et l’amour de soi, à l’altruisme, à l’empathie.

               Comme le “Festival pour l’école de la vie”, d’autres associations alternatives et même certains établissements recentrent l’élève sur son être, grâce à des méthodes pédagogiques moins sévères, moins punitives ou négligentes, mais plus attentives, qui permettent une écoute approfondie de soi, une interaction plénière avec les autres et son environnement.

 

(Visited 56 times, 1 visits today)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *