S’évanouir en regardant une oeuvre d’art, ça vous est arrivé?

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Des sueurs froides, des vertiges, des tremblements, l’accélération du battement du cœur… Cette maladie psychosomatique appelée « le syndrome de Stendhal » touchait les observateurs les plus émotifs face à un grand nombre de monuments ou pièces artistiques. De nos jours, elle est plutôt rare. Sommes-nous moins impressionnables? Ou n’est-il pas possible que la conception de l’art ait changé?

Recueilli la première fois par Stendhal lors de son premier voyage à Florence, ce syndrome a continué à affecter des centaines de touristes qui choisissaient, quelques siècles après, la capitale pour la visiter. À notre époque, elle est pratiquement inconcevable. Visitez-vous une ville sans l’avoir déjà vue en photos ? Avez-vous ressenti une impression si intime face à un tableau ou à un ensemble architectural? Puisqu’il vaut mieux prévenir que guérir, le personnel chargé des musées de Florence est toujours prévenu de ces symptômes.

Il est vrai que les guides de voyages puis Internet ont changé notre manière de voyager sans avoir laissé aucune place à la surprise, mais en la transformant la plupart du temps en déception : « Oh, c’est plus petit que je ne l’avais imaginé grâce aux photos ! ». Le fait est que l’on ne peut plus comparer les anciens voyages à l’aveuglette à ceux hyper-préparés d’aujourd’hui. Et cela implique une nouvelle conception du voyage différente de ce qu’elle était à l’époque de Stendhal. C’est-à-dire, une prise de conscience autour de la mondialisation et, en conséquence, de l’absence de toute possibilité de réaction face à un inconnu qui nous est paradoxalement connu.

À nous de nous poser la question suivante : Voyager de nos jours, est-ce véritablement découvrir ou bien redécouvrir ?

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