« Possédée », l’adaptation originale d’un fait réel !

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Tout le monde a peur des histoires de démons !

Ce film de Ole Bornedal, sortit le 26 décembre 2012 suit le couple Brenek récemment séparé. Parents de 2 jeunes filles, ils tardent à s’inquiéter du comportement de leur fille cadette Em, qui après avoir achetée un coffret en bois dans un vide-grenier va développer des comportements inquiétants puis très vite surnaturels . Clyde le père s’apercevra ainsi que le coffret n’est autre qu’une boîte à Dibbouk, un esprit errant dans la religion juive, qui tente de s’emparer de la vie de sa fille en pénétrant dans son corps et en s’y installant littéralement.

Ce film est tiré de fait réel. En effet, Kevin Mannis un antiquaire, fit l’acquisition d’un véritable coffret à Dibbouk dans le passé. Après plusieurs événements ayant des répercussion sur sa personne mais aussi sur sa famille et plus particulièrement sa mère, il va s’en débarrasser. Ainsi la boîte va voyager de maison en maison créant à chaque reprise des événements surnaturels. Elle est aujourd’hui dans un lieu secret, seulement connu par son dernier propriétaire Jason Haxton, conservateur de musée qui à écrit un livre à ce sujet: The Dibbouk Box. 

Pour revenir au film, il se détache de beaucoup d’autres films de possession démoniaque comme Exorciste ou Conjuring qui néanmoins, sont de très bon films.

Le démon n’est pas une entité spirituelle (à part dans la boîte) mais un corps bien matériel. Dans plusieurs scènes où il tente de prendre le contrôle de son hôte on voit le relief de doigts ou de mains sous la peau de la jeune fille. Un autre scène ou Stephanie, la mère de Em, décide après un malaise de l’amener à l’hôpital pour divers examens. Lors d’un scanner, le démon se réveille et on aperçoit clairement la créature installée dans le flanc droit de l’enfant avec une main au niveau de sa gorge.

Ainsi on sort de l’image de l’esprit et c’est ce qui renforce l’angoisse. Un corps évolue dans un autre corps, à la manière d’Alien de Ridley Scott, et se nourrit de la vie du « réceptacle ».

D’autres éléments renforce l’ambiance angoissante du film comme la musique. Un ostinato de piano qui tourne sur 3/4 notes qui amène un aspect pesant, qui prend au tripes. Souvent cette musique plutôt lente est utilisée dans des plans plus liés à l’action comme quand le père retrouve et ramène sa fille étendue sur le sol après que le démon soit totalement rentré en elle.

De plus les plans aériens des divers maisons et bâtiments après certains scènes du films sont ingénieux. La caméra pivote lentement au dessus du toit comme si une présence malveillante flottait au dessus des différents protagonistes et c’est le cas.

Enfin une scène du film est remarquable de par sa réalisation. Le père revient avec un jeune rabbin auprès de sa fille souffrante à l’hôpital. Ils entament un exorcisme dans le sous-sol des locaux. Le démon se réveille et la fillette fuit dans la morgue. Le père la suit et l’aperçoit au fond de la pièce, en robe d’hôpital, la tête couverte par ses cheveux et éclairée par le lumière rouge qui indique les sorties de secours dans certains hôpitaux. A ce moment la on entend l’enfant pleurer et elle répète la phrase: « Papa, tu me fais peur… » et fini à nouveau par des pleurs. Elle la répète ensuite plusieurs fois en ouvrant les bras à l’image de Jésus et de l’antéchrist. Cependant, sa voix reste la même comme lors d’un enregistrement et c’est ce qui dérange. Enfin pour augmenter l’horreur au bout de la cinquième reprise, les pleurs restent identique mais la phrase prend la voix du démon, une voix rocailleuse et terrifiante.

La fin est aussi un bon élément du film mais se sera aux curieux dans juger.

En définitive, Possédée est un film d’horreur efficace et bien construit. Il sait gérer tout les codes et y incorpore certains assez novateurs qui certainement inspireront d’autres films du genre.

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