Tais-toi et regarde #2 : EDDIE THE EAGLE, de Dexter Fletcher

Vous aimez ? Partagez !

     Chers amis, la logique de promotion est, je dois vous l’avouer, parfois consternante: Des films à la qualité (ou plutôt au manque de qualité) déconcertante bénéficient d’une promotion hors du commun, tandis que certains petits bijoux semblent totalement passer inaperçus. C’est le cas par exemple de la perle qu’est Eddie The Eagle.

 

tumblr_o4vrmya4zz1u1hypno3_540

 

    « Quoi? Par Qui? »

Eddie The Eagle est un film sorti en Avril 2016 sous la patte de Dexter Fletcher à la réalisation, et Matthew Vaughn, à qui l’on doit les très réussis Kick-Ass et Kingsman : The Secret Service. Il s’agit ici d’un biopic sur la vie d’Eddie Edwards, un jeune britannique dont le rêve était de concourir aux jeux olympiques et qui a représenté son pays lors des jeux de Calgary en 1988 faisant de lui le premier sauteur à ski anglais depuis plus de 50 ans…alors qu’il ne savait pas skier. Le film retrace alors la période d’entrainement d’Eddie ( et surtout les nombreuses déceptions et autres échecs auxquels il fait face), aux côtés de son coach Peary.

 

tumblr_ob5krm9nsz1twdv7lo8_540

 

On retrouve ainsi en tête d’affiche le désormais reconnu Hugh Jackman sous les traits du coach Branson Peary, et la jeune étoile montante Taron Egerton, qui crevait déjà l’écran dans Kingsman et Testament of Youth.

Le synopsis n’est pas sans rappeler celui de Rasta Rockett, des anti-héros aux capacités plus que douteuses pour participer aux JO ( le film y glisse d’ailleurs une anecdote, puisque les Rasta Rockett participent également à ces mêmes jeux). Mais c’est ce qui fait tout le charme de ce film indépendant sur lequel personne ne semblait miser.

 

     « Une belle image pour un beau message : l’un des plus beaux Feel-Good Movies de l’année. »

Eddie The Eagle, c’est ainsi une ode à l’échec et à la persévérance, l’incarnation même de la maxime « l’important, c’est de participer » dans ce qu’elle a de plus sportif et méritant. Le film ne sombre jamais dans la facilité, et délivre l’idée avec une justesse que peu de films arrivent encore à savamment doser. L’humour y est fin, bien placé, et le film ne se perd pas dans de grands discours moralisateurs. Il vous promet 2h de joie intense et de rire, et c’est exactement ce qu’il en ressort après visionnage ( fun fact : j’ai littéralement pleuré de joie.)

 

tumblr_o4vrmya4zz1u1hypno4_540

 

C’est sans compter sur la performance des acteurs : Hugh Jackman qui confirme qu’il est un grand acteur, mais qui laisse ici à sa jeune co-star toute la place pour briller. Parce qu’effectivement, c’est bien le jeune Taron Egerton qui occupe la place avec brio, tant son interprétation d’Eddie est bluffante. Des grosses lunettes aux mimiques faciales, en passant par la coupe de cheveux totalement has-been, tout y est sans jamais tomber dans le too-much.

Et malgré un sujet aussi brut et la file de déceptions qu’affronte notre anti-héros, tout est fait pour placer le spectateur dans une bulle de convivialité et de bonne humeur. Tout du long, le film baigne dans une aura, tantôt teintée de jaune et d’orangé, tantôt de blanc cristallin et de bleu doux. Mais l’un des grands plus du film, c’est surtout la bande originale emplie de tubes des eighties qui vous donne envie de sauter hors de votre fauteuil en scandant les premières paroles « You make my dreams come true ».

 

large-2     

   « Maintenant tais-toi et regarde. »

Parce qu’au final, la seule déception qui me vient lorsque je pense à ce film, c’est le fait qu’il soit passé presque totalement inaperçu. Rarement un film aussi léger ne m’avait fait autant de bien, et je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus.

 

 

(Visited 49 times, 1 visits today)

Une pensée sur “Tais-toi et regarde #2 : EDDIE THE EAGLE, de Dexter Fletcher

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *